Cinq Bois de Boulogne dans Paris : une utopie réaliste

Mis à jour : mai 30


"Voilà : moi, ici, dans le quartier, je souffre d'étouffement...

"Je rêve d'espaces verts,

je rêve de pouvoir ouvrir ma fenêtre et sous mes yeux je verrai des arbres…"

"je marcherai dans l'herbe"


"T'as qu'à aller vivre à la campagne"…

"Mais non, Paris c'est ma ville, j'peux pas, j'ai mon boulot, j'ai ma copine"



"T'as qu'à rêver un peu!

"D'accord ! je ferme les yeux",

"je rêve d'une idée folle!"


"…Dans la réalité, j'aperçois

la voie de chemin de fer,

en bas de chez moi, qui

va jusqu'à la Gare du Nord..."



Dans mon rêve, pour commencer, j'imagine qu'elle va se couvrir de verdure!...

D'abord on la recouvre de terre végétale, puis on plante de l'herbe…on arrose un peu.

Au début l'herbe est timide, c'est comme un duvet vert, puis peu à peu ça pousse..

Des gens viennent, plantent des fleurs, puis des arbres…

Il y a des bosquets qui font de l'ombre, des chemins qui se dessinent dans la verdure…il y a même un début de jardin potager.


Dans mon rêve, ça pousse vite, les arbres grandissent… on peut se promener sur des pistes piétonnes, cyclables, à pied, en trotinettes, on peut même circuler aussi à cheval sur des chemins aménagés...

Le Dimanche les parisiens viennent se promener... on se croirait dans un parc…


"En fait, on a créé cinq grands parcs, cinq espaces verts dans le coeur de Paris.



Au total une surface égale au Bois de Boulogne et au Bois de Vincennes réunis! Il y a le parc de la Gare du Nord, qui passe sous le pont de la Chapelle; le parc de la Gare de l'Est, qui traverse le quartier Ordener; le parc de la Gare St Lazare qui file vers les Batignoles; le parc de la Gare d'Austerlitz, qui longe la grande bibliothèque et le parc de la gare de Lyon, qui fait un grand détour avant de traverser la Seine…


Ce n'est pas seulement un lieu de promenade, c'est une respiration dans la ville :

Paris respire, ça sent les tilleuls et des gens se plaignent déjà du rhume des foins!

"Tu rêves toujours"? "Tu planes"?

"Mais non je ne rêve pas, j'imagine"

"C'est un peu pareil?"

"Mais non, j'imagine des choses réalistes, enfin, des choses réalisables"

"Voyons : raconte"!


"Voila , c'est simple"…

"…imaginons que l'on couvre toutes les voies de chemins de fer partant des gares parisiennes, d'un voile de béton.


"Pour recouvrir les voies de chemin de fer d'un voile de béton, pas de problème technique insurmontable pour les grands constructeurs du BTP :

ils ont bien couvert le périphérique, par endroits, d'un voile de béton;

ils ont bien construit le viaduc de Millau,

ils ont bien couvert le Boulevard Pereire, etc... "


"recouvrir cinq voies de chemin de fer, sur une vingtaine de kilomètres d'un ruban de béton, troué par des immenses cheminées d'aération qui les font ressembler à un paquebot, selon moi (tu peux me croire sur paroles) : pour les rois du BTP, pas de problèmes".


"Jusque là, ton rêve, j'y adhère, c'est génial comme objectif, et c'est vrai que c'est faisable techiquement." D'ailleurs tout le monde y a pensé un jour ou l'autre, en prenant le train de banlieue ou en déambulant dans Paris.


"mais en général, le rêve s'arrête vite quand on pense au budget!"



"Couvrir toutes voies de chemin de fer depuis les gares centrales jusqu'aux périphs, les aménager, planter des arbres, des fleurs, les entretenir, cela représente un budget considérable, c'est en fait infaisable... "! "Faudrait être Saoudien, et encore!"


"Ecoute-moi, dans mon rêve, j'ai trouvé une idée!

"J'y crois pas, tu délires, rendors toi!"

"Mais non, j'ai trouvé une idée, et la voilà !"

"En fait, habiter près d'une voie de chemin de fer, en ville, ce n'est pas génial…

"Il y a du bruit (enfin moins avec les trains électriques, mais quand même, ça vibre). Le matin, très tôt, on entend une vibration, ainsi que le soir très tard (je suis d'accord, on s'y habitue, mais quand même).

La paysage, c'est pas beau : les voies sont noires, c'est un paysage industriel. On se croirait dans une usine.

Les appartements situés face à une voie de chemin de fer sont dévalorisés :

les appartements dont les fenêtes donnent sur les rails valent moins cher que les appartements identiques situés un peu plus loin (demande à ton agent immobilier).

Et voilà que à la suite de la création de nos parcs urbains, les mêmes appartements ne donnent plus sur une voie ferrée toute noire mais sur un parc verdoyant, recouverts de fleurs avec des papillons et même des rouge-gorges.

Tu vois le changement!

Tout le monde se bat pour acheter ou louer un "appartement face au Parc"

Leur prix a grimpé.

L'investissement collectif pour créer nos parcs urbains a apporté une plus-value aux appartements situés en bordure de la nouvelle "voie de verdure".

Ils sont revalorisés, ils bénéficient de cette plus-value.

Il est tout à fait logique de penser que la collectivité bénéficie d'une rétrocession de cette plus-value qui leur tombe du ciel. Il s'agit de rembourser à la collectivité une partie des frais qui ont générés une plus value miraculeuse qu'on a procuré à certains. "

Concrètement voici comment les choses se passent :

On crée un Etablissement Public d'Aménagement des Parcs (EPAP) (comparable à ceux que l'on a créé pour l'aménagement des Halles ou de la Défense).


EPAP


L'EPAP fait l'avance de la trésorerie des travaux, avec un crédit sur 20 ans.

Pendant pendant 20 ans les gens qui achètent un appartement face aux parcs payent un droit de mutation légèrement supérieur à celui qu'ils auraient payé pour un appartement "face aux rails"(va falloir demander le montant à la Cour des Comptes)

Ce droit de mutation supplémentaire est reversé à L'EPAP pour lui permettre de rembourser son crédit. Il ne s'agit pas d'un impôt. Il s'agit, d'une certaine manière, d'un remboursement de travaux d'embellissement.



- Pour le propriétaire vendeur :

pas de dépenses.

- Pour la collectivité

: pas de dépenses

(les comptes s'équilibrent).

- Pour l'acheteur : une augmentation des droits de mutation mais, en contrepartie, il achète un bien ayant une valeur bien supérieure à celle qu'il aurait eue auparavant.

Globalement l'ensemble de ce projet est gratuit, pour les contribuables, pour les propriétaires, pour tout le monde.

C'est payé par l'idée!

Super ton idée : on commence par quoi?

Je me demande :

et si on commençait par en parler aux candidats aux Municipales de 2020 ?

Ou aux grands du BTP?

Ou aux habitants de Paris?

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