Non au vélo obsessionnel dans Paris,

Mis à jour : mai 30


oui aux véhicules électriques sans chauffeur

et au métro sans escaliers.






Le vélo c'est sympa!... Tout le monde a envie de se promener " à bicyclette" comme Yves Montand. Et puis, c'est "tendance", ça fait écolo en diable, c'est soixante-huitard,

ça fait "Europe du Nord".


Mais en fait, poussée à l'excès, c'est une fausse solution qui a pour résultat de bouziller mortellement Paris et d'interdire de bouger aux gens, comme moi, qui ont dépassé l'âge du vélo et qui peinent dans les escaliers du métro.

Tout le monde ne peut pas faire du vélo.

- les gens (un peu) âgés, (au-delà de 60 ans, souvent, on peine à vélo),

- les gens qui ont des enfants à bout de bras,

- les femmes enceintes au-delà d'un certain seuil,

- les gens qui ont de l'arthrose, des douleurs, des rhumatismes,

- les gens qui ont des gros paquets dans les bras, des cadeaux, des bouquets de fleurs, des dossiers,

- les gens qui doivent mettre par obligation temporaire "un beau costume" ou des jupes étroites,

- les gens qui craignent la pluie, le froid, un peu de fièvre, même si ce n'est pas le corona,

- les gens qui n'ont jamais fait de vélo,

- et les handicapés, bien sur,

bref, tout ça, fait au moins, un parisien sur deux !


Le problème , ce n'est pas le vélo, c'est l'attitude obsessionnelle, rigide, autoritaire, excessive, qui consiste à décider que : par décision règlementaire, tout le monde doit prendre le vélo pour être "dans la norme" municipale. Sinon, vous êtes exclus de la ville.

Bien sur, il y a le métro, j'y reviendrai, mais "le bon modèle", la nouvelle norme, c'est le vélo.

D'ailleurs: il n'y a plus de choix, Paris est consacré au vélo. Dans les malheureuses rues qui restent, deux voies sont réservées aux vélos, une voie aux bus, il reste seulement une pauvre rigole à voiture pour les perclus de rhumatismes.

Et en plus, certains projets municipaux prévoient de supprimer tous les stationnements, d'interdire des quartiers entiers aux citoyens de base non vélocipédiques normés, de bloquer des avenues entières, genre Rue de Rivoli, Boulevard Sébastopol, etc. aux citoyens non conformes.

Déjà, les artisans sont exclus de Paris : ils ne peuvent plus ni circuler, ni se garer un instant pour réparer la plomberie ou livrer des fleurs. Plus de livreurs sans vélos. Les parisiens de "classes moyennes" sont exclus de Paris et renvoyés en banlieue. Paris devient exclusivement la ville des "bobos" et des jeunes gens musclés, en chemisette, adaptés aux vélos, qui sifflotent gaiement dans une ville qui leur appartient.

Oui, je sais en dehors du vélo, il y a le métro.


Pour les personnes qui ont mal aux jambes, des enfants dans les bras, des paquets, (j'abrège la liste, voir ci-dessus), aux heures de pointe : c'est la punition imaginée par les experts urbains pour convaincre le peuple de se mettre au vélo : "z'ont qu'à faire du vélo, s'ils sont pas contents"! Ou alors : "z'ont qu'a rester chez eux, pas de problèmes, y'a la télé.

Le métro c'est super quand on est sur une ligne directe, que l'on est assis, en dehors des heures de pointe : dans ce cas, vive le métro !

Mais les escaliers du métro c'est l'enfer : ça descend, ça monte, ça redescend, ça remonte. Les montées des marches, les descentes de marche, au-delà d'un certain âge (comme moi), on préfère rester chez soi. Les changements de ligne, l'étouffement de la foule qui se bat pour entrer, on peut s'y faire, mais les escaliers, non

Au lieu de dépenser des millions pour casser les rues à l'intention exclusive des gymnastes vélocipédiques de gauche, j'aimerais mieux que les édiles installent des escaliers mécaniques partout. Le métro du futur c'est un métro sans escaliers pédestres.

J'exagère ? Un peu, oui, mais eux aussi : la stratégie consistant à transformer Paris en piste à vélo est excessive. Le vélo c'est sympa, ce n'est pas mal, pour certaines personnes, dans certains cas, certains jours. Mais ce n'est pas la solution universelle obligatoire pour tout le monde, partout, tout le temps. Le "vélo pour tous", c'est une solution raciste : elle est réservé aux jeunes gens en bonne santé, qui appartiennent à un certain style de vie. Elle exclut les autres solutions.


Parmi les autres solutions, (il y en sans doute beaucoup d'autres), celle que je préfère c'est celle des "véhicules électriques sans chauffeur". Il y en a eu, à une époque, que l'on appelaient "autolib", et puis ils ont disparus : la maire de Paris n'aimait pas.

Les V.E.S.C. (véhicules électriques sans chauffeur), d'une part c'est écolo, non polluant, c'est électrique (tous les taxis, selon moi, avec ou sans chauffeur, devraient être obligatoirement électriques). Les VESC. il devrait y en avoir partout : sur toutes les stations de taxis, la moitié seraient avec, et l'autre moitié sans chauffeur et à tous les coins de rue.

On s'installe à une station, on clique, (station 12-21 dans le douzième, vers la station 19-4 vers La Villette), avec le GPS ça roule tout seul (on parle même de faire des VESC autonomes !).

Ils sont petits, ils n'occupent que peu de surface au sol. Les nouveaux VESC sont conçus pour être jolis. Ils peuvent désormais rouler sur les voies réservées au vélo. Le même véhicule peut servir à 20 personnes à tour de rôle dans la journée, c'est une solution coopérative. Ils ne se garent même pas, ils ne s'arrêtent pas : ils circulent toute la journée. Ils sont très peu onéreux (forcément y'a pas de chauffeur, pas de pétrole). Le prix est calculé pour qu'il dépasse à peine celui du métro qui, par parenthèses, devrait être diminué par deux.

Dans certains cas on prend le métro, dans certains cas le VESC, et le dimanche pour se promener, et que l'on est en forme, le vélo.

Dans Paris, on retrouve un bien précieux : la liberté de circuler.

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